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Le discours de Benjamin Netanyahu à la réunion du
Comité Central du Likoud.
Tel Aviv, 12.05.2002
(traduction : Jean-Jacques Smadja.
jjsmadja@wanadoo.fr))
(Hebrew) (English) (Russian)
Monsieur le Premier Ministre, Ariel Sharon, Messieurs les Ministres, membres de la Knesset, membres du Comité Central du Likoud, chers amis.
Nous sommes réunis ici pour débattre d’un état palestinien. Mais pour ce faire, il nous faut d’abord débattre de l’état juif.
Nombreux sont ceux qui ont considéré que notre Etat était condamné. On a dit que nous avions perdu notre pouvoir de résistance, d’endurance, que nous nous étions divisés en tribus diverses, qui ne partagent plus une vision commune, que nous n’avions plus la force de combattre nos ennemis, des ennemis qui recourent à un déchaînement de terreur contre nous.
Pourtant, les évènements de ces dernières semaines ont révélé au monde entier que la vérité s’avérait être exactement le contraire.
Nous avons démontré que nous étions toujours capables de nous unir comme un seul homme pour affronter et repousser les périls qui se présentaient à nous. Nous avons prouvé que lorsque nous agissons avec foi et détermination, nous parvenons à vaincre nos ennemis.
Nous avons refusé de céder à la terreur et au défaitisme, nous avons rejeté l’imbécillité sans fondement selon laquelle «il n’y aurait pas de solution militaire à la terreur». Comme s’il existait d’autre solution contre la terreur! Comme si le meilleur moyen de la combattre était de faire des concessions politiques, ce qui en fait ne contribue qu’à l’intensifier.
Aujourd’hui, la majeure partie de la nation israélienne est convaincue qu’il sera impossible d’arriver à quelque solution que ce soit avec les Palestiniens tant que les forces terroristes n’auront pas été totalement mises en déroute, tant qu’elle n’auront pas perdu tout espoir d’atteindre à jamais leur objectif, à savoir, la destruction de l’Etat d’Israël.
Mais pour l’emporter de manière décisive sur la terreur, il nous faut accomplir trois choses dont je ne cesse de parler depuis plusieurs mois.
Il nous faut d’abord achever de débarrasser la région de tous les combattants palestiniens, des armes et des munitions.
Le Premier Ministre et le gouvernement ont amorcé cette opération importante, qui n’est pas encore terminée. Mais même si ce n’est qu’un début, cette opération montre à quel point elle a contribué à réduire le niveau de violence terroriste et à rétablir le pouvoir de dissuasion d’Israël.
Cependant, deux autres dispositions n’ont toujours pas été mises en œuvre et elles sont aussi vitales si nous voulons éradiquer la terreur.
La deuxième disposition consiste à établir des zones de sécurité tampons en face des principaux centres de population palestinienne afin d’interdire le libre passage des Palestiniens dans nos villes et nos métropoles.
Je m’explique - je ne parle pas d’un mur d’enceinte le long des frontières de 1967, ce qui ne ferait que nous rapprocher un peu plus des Palestiniens. Et je ne parle pas non plus d’une quelconque frontière
politique où que ce soit, ce qui ne rendrait que plus difficiles nos interventions de l’autre coté.
Ce dont je parle, c’est d’une zone tampon concrète face aux principaux centres de population palestinienne, foyers essentiels de terreur. Nous, nous pourrions y pénétrer, mais eux ne pourraient pas s’infiltrer.
Voilà pour la seconde disposition.
Mais il y a une troisième disposition à prendre et c’est la plus importante. Nous devons en finir une bonne fois pour toute avec le régime d’Arafat et le chasser de la région!
Pour la bonne raison qu’ Arafat est le moteur qui propulse la terreur, qui la ravive et la fait régner à chaque fois de nouveau. Il est l’instigateur de cette intoxication des cœurs et des esprits d’une génération entière d’enfants palestiniens animés d’une haine sans bornes pour Israël et les Israéliens.
C’est lui qui réclame un million d’assassins suicides — les shahids — qui leur fournit des ceintures d’explosifs et qui les paye pour nous tuer dans nos cafés, nos hôtels, nos cars, pour massacrer autant de juifs que possible n’importe où, à n’importe quel moment. Il faut comprendre une chose : Si nous n’en finissons pas avec Arafat et son régime, la terreur surgira de nouveau et s’intensifiera. En finir avec eux est la condition sine qua non pour espérer tourner une nouvelle page de nos relations avec les Palestiniens.
N’oublions pas qu’ Arafat est guidé par ce qui l’a motivé sa vie entière — à savoir la destruction de l’Etat d’Israël par la terreur. Beaucoup parmi nous croyaient qu’ils avaient abandonné cet objectif et cette voie.
Mais aujourd’hui, à part quelques très rares personnes, la majeure partie d’entre nous — de droite, de gauche ou du centre — réalise que le discours de paix d’Arafat n’était guère plus qu’une escroquerie, que sa parole ne vaut rien, que sa signature ne vaut rien, que n’importe quel accord signé avec lui ne vaut rien
En conséquence, si nous cherchons vraiment la paix, nous n’avons .pas d’autre choix que de nous débarrasser d’Arafat. Alors seulement, pourrons nous ouvrir la porte de l’espoir d’une réconciliation avec les Palestiniens.
Ces trois dispositions — neutralisation de tous les combattants et des armes, création de zones tampons et expulsion d’Arafat et de son régime — sont les conditions nécessaires pour ramener la sécurité dans notre pays. Aucune de ces dispositions, seule, est suffisante — ce serait comme prendre le tiers d’un traitement antibiotique — ce qui ne guérit strictement rien.
Au vu de tout cela, il est clair que non seulement, nous ne devons pas engager de négociations avec Arafat, mais nous ne devons pas non plus prendre part à une conférence régionale à laquelle il participerait, lui ou un de ses représentants.
Car qui assisterait à une telle conférence? De grands amis d’Israël comme les Saoudiens, qui financent les attentats suicides ; les Européens qui soutiennent Arafat, les Nations Unies, qui prennent systématiquement position contre nous ; et bien sûr, Arafat et ses représentants.
Non seulement, nous ne tiendrions pas à distance Arafat en participant à une telle conférence, mais nous le réhabiliterions, lui et sa légitimité internationale, qui en a pris un sérieux coup ces derniers temps. Non seulement, nous aurions à faire face à lui ou à ses représentants, mais aussi à un large front international qui le soutiendrait et exigerait de nous des choses impossibles.
Il ne faut pas que nous assistions à une conférence de ce genre. Nous ne devons pas tomber dans ce piège.
Mais certains disent : Quel choix avons-nous? Le monde entier est contre nous.
Ce n’est pas vrai, mais même si ça l’était, chaque pays se doit de prendre les mesures vitales pour assurer sa propre sécurité, sa propre survie et celle de ses ressortissants, quel qu’en soit le prix, et certainement au prix d’une condamnation internationale.
Mais en l’occurrence, je le répète, tout le monde n’est pas contre nous! La grande nation américaine, non
seulement n’est pas contre nous, mais elle nous soutient, et à une large majorité!
Et ça c’est important car au bout du compte, ce qui détermine la position de l’administration des États-Unis, c’est son opinion publique, — en particulier pour l’administration actuelle — surtout que le Président Bush sait parfaitement qui est Arafat et où il veut en venir.
Nous pouvons influencer cette opinion publique car la peuple américain, dans son ensemble constitue une nation intègre qui ne peut accepter l’idée de deux poids deux mesures. Les citoyens des États-Unis comprennent très bien que la terreur est un mal absolu qu’il faut éradiquer.
Et ils comprennent que c’est un mal qu’il faut combattre militairement. Tout comme ils combattent la terreur dirigée contre eux, en la prenant à la racine, ils nous reconnaissent le droit de nous battre contre la terreur qui
Quand le Premier Ministre m’a demandé de l’aider à endiguer la pression
exercée contre nous et à consolider le soutien des Etats-Unis à Israël, j’ai bien entendu immédiatement accepté.
Alors que je m’y consacrais déjà, de mon propre chef, depuis un an, cette fois là je suis allé à Washington avec un objectif spécifique. J’ai rencontré un grand nombre de sénateurs et beaucoup de membres du Congrès.
J’ai parlé avec le Vice-Président Cheney, avec la Conseillère pour la Sécurité Nationale, Condoleeza Rice, avec le Secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, avec des reporters et des journalistes, juifs et non-juifs.
Je suis intervenu lors d’immenses rassemblements et de meetings de solidarité avec Israël, à Washington et à Londres.
Si j’ai pu avoir une quelconque influence lors de ces interventions, c’est parce je le faisais non pas en tant que représentant du gouvernement, dont on entendait malheureusement des voix discordantes et contradictoires, mais en tant qu’individu présentant une position claire et cohérente, une position qui rencontre aujourd’hui chez les gens un très large consensus.
Si j’ai eu tant soit peu de problème pour expliquer notre position, ce n’était pas sur la question de savoir pourquoi Arafat devait être expulsé — mais pourquoi nous ne l’avions pas encore fait!
Et à vrai dire, non seulement nous n’expulsons pas Arafat, mais nous l’avons libéré, nous cédons à sa volonté d’internationaliser le conflit, et nous faisons quelque chose d’encore plus grave et dangereux :
Nous promettons à la terreur palestinienne la plus prestigieuse des récompense — la création d’un état palestinien.
Aujourd’hui, la plupart des Israéliens réalisent qu’un état palestinien dirigé par Arafat serait un foyer de terreur visant à la destruction de l’Etat d’Israël.
Mais qu’en serait-il d’un état palestinien sans Arafat, avec une direction différente, après que les Tanzim et les Brigades d’Al-Aqsa aient en apparence entrepris des réformes et soient devenus transparents, plus responsables, sous un commandement différent?
Qu’arriverait-il alors? Parlons donc de cette dernière illusion.
La question est de savoir si dans une solution future, les Palestiniens bénéficieront effectivement d’une autonomie. Moi, pour ma part, je n’ai pas la moindre envie d’administrer le moindre Palestinien.
La question est de savoir si nous pouvons accepter que leur soit accordée une autorité souveraine, un pouvoir qui va bien au-delà de l’autonomie, un pouvoir que toute nation possède. Ce qui signifierait :
Le droit de contrôle total des frontières, par lesquelles ils pourraient faire transiter un nombre illimité
d’armes et de soldats. Les états contrôlent leur propre espace aérien — un état palestinien aurait le droit d’abattre n’importe quel avion israélien le survolant sans autorisation. Les états ont le droit de contracter des alliances militaires avec d’autres pays — un état palestinien aurait le droit de faire de telles alliances avec la Syrie, l’Irak, la Libye, etc. Les états contrôlent les nappes phréatiques — un état palestinien aurait le droit de contrôler l’eau des montagnes qui représente environ 30% de l’approvisionnement en eau d’Israël et l’essentiel de notre eau potable. Même ceux qui soutiennent la création d’un état palestinien se refusent, sous quelque condition que ce soit, à accorder ce pouvoir au Palestiniens. Mais à partir du moment où l’on accepterait de leur donner un état c’est exactement ce que nous leur accorderions!
Il faut bien comprendre que la souveraineté secrète sa propre puissance. Même si un accord limitant certains droits souverains était signé, à brève échéance, cet état palestinien revendiquerait l’intégralité de ces droits et les appliquerait, qu’on le veuille ou non.
La communauté internationale ne viendrait pas empêcher l’état palestinien de s’approprier l’intégralité de son autorité, qui lui donnerait le pouvoir de détruire l’Etat d’Israël, mais elle s’interposerait si nous nous efforcions d’empêcher cet état de recouvrir ces droits.
Aujourd’hui déjà, sous le régime limité d’Arafat, les Palestiniens sont en violation totale des restrictions auxquelles ils se sont engagés par les accords d’Oslo. Ils passent des armes en contrebande, ils polluent les sources d’eau, ils bâtissent une armée, ils nouent des liens militaires avec l’Iran, et au lieu de combattre la terreur — ce sont eux qui la produisent et qui l’intensifient
Et lorsque nous entrons dans la zone A pour lutter contre cette terreur, comme il est de notre droit selon les accords, le monde entier est scandalisé (Regardez ce qui s’est passé à Jenin). Imaginez un peu ce qui se serait passé s’il y avait eu un état là, un état auquel nous aurions consenti, avec des frontières reconnues par le monde entier.
Si nous donnions notre accord à un tel état, nous enchaînerions nous-mêmes l’armée d’Israël avec nos propres fers, et prendrions un risque pour notre existence même.
La menace que représente un état palestinien pour Israël a été clairement définie par Arafat lui-même. C’est ce qu’Arafat a déclaré au media arabe le jour où il a signé la Déclaration de Principes des accords d’Oslo sur la pelouse de la Maison Blanche, je cite :
«Comme nous ne pouvons vaincre Israël par la guerre — il nous faut procéder par étapes. Nous mettrons la main sur autant de territoires palestiniens que nous le pourrons et y exercerons notre autorité. Nous nous en servirons ensuite comme tremplin pour d’autres conquêtes. Et le temps venu, nous convaincrons les pays arabes de s’allier avec nous pour porter un coup mortel à Israël.»
Voilà ce qu’Arafat a déclaré.
Dans un accord futur, si par hasard nous allions un jour jusque là, je vois une autonomie au sein de laquelle les Palestiniens disposeraient de la liberté de s’administrer. Mais établir un état avec tout ce que ce concept comporte, avec tous les pouvoirs que j’ai énumérés, qui mettraient en péril l’existence d’Israël — ça non.
Pas sous la coupe d’Arafat ou de n’importe quel autre leadership. Pas aujourd’hui, pas demain, jamais. Les Palestiniens peuvent avoir tous les droits — à l’exception d’un seul : le droit de détruire l’Etat d’Israël!
L’autonomie — oui! Un état — non!
On nous dit qu’un état palestinien c’est la vision de l’avenir. D’accord; notre nation aussi a une vision de l’avenir : «et le loup s’allongera au coté de l’agneau» et quand cette vision sera réalité au Moyen Orient, nous serons disposés à débattre à nouveau du dossier.
Je voudrais vous lire quelque chose qui a été dit par une personne qui a bien compris et analysé en profondeur le risque que représente pour la survie d‘Israël un état palestinien. Cette personne n’était pas un membre de
Moledet, ou du Parti National Religieux ou du Likoud. Pas même non plus un membre du Parti Travailliste.
C’était le leader du Mapam, le précurseur du Meretz d’aujourd’hui, feu Yaakov Hazan, qui a fait la déclaration suivante en 1978, quand les esprits en Israël n’avaient pas encore subi le lavage de cerveau de la propagande dévastatrice des partisans d’Oslo. Voici ce que dit Yaakov Hazan, je cite :
«La garantie de notre survie nationale exige que nous luttions contre la création d’un autre état arabe en Cisjordanie; L’essence même d’un tel état s’opposerait à l’existence de l’Etat d’Israël. Aucun accord, aucun contrat — ni aucun traité de paix n’apporteraient quoi que ce soit. La vie l’emporte sur tout cela.»
«Coincé entre deux états — La Jordanie à l’est et Israël à l’ouest — cet état serait une cocotte minute, toujours sur le point d’éclater, avec l’impact de l’explosion dirigé d’abord à l’ouest — contre nous»
«Il s’agirait d’un état qui ne pourrait pas ou ne voudrait pas contrôler les «dissidents» en son sein, en prétextant qu’il est trop faible pour le faire. Il deviendrait l’un des tremplins les plus dangereux pour la terreur qui nous vise. Et finalement, quand on nous solliciterait pour reprendre les choses en mains — et pour combattre raid après raid, nous serions perçus aux yeux du monde comme des conspirateurs menaçant un jeune état à l’aube de sa vie.»
Certains pourraient rétorquer que la réalité a bien changé depuis. En effet, c’est le cas — exactement comme Yaacov Hazan l’avait prédit. Et si nous poursuivons dans cette voie et permettons la création d’un état palestinien, ses paroles prophétiques deviendront réalité dans leur intégralité.
C’est la raison pour laquelle je me suis opposé si fermement à la création d’un état palestinien quand j’était Premier Ministre. L’accord d’Oslo était encore en vigueur à l’époque, avant qu’Arafat le vide de tout son sens. Nous avons fait ce que nous avons pu alors pour limiter les dégâts de l’accord en insistant sur le principe de réciprocité et en faisant diminuer les
actes de terreur par la menace directe sur le régime d’Arafat. Et effectivement, l’intensité de la terreur a chuté de manière spectaculaire.
Résultat, le gouvernement que je dirigeais, avec la participation du Ministre des Affaires Etrangères de l’époque, Ariel Sharon, a mis fin au retrait sur les frontières de 67 et pendant mes trois ans aux responsabilités, ce gouvernement n’a donné aux palestiniens que 2 pour cent du territoire qui se trouvait être sous notre souveraineté. Arafat n’a pas pu avancer sur ses autres engagements et il n’a donc pas obtenu une once supplémentaire de territoire.
Et jamais, à aucun moment, je n’ai donné mon accord pour la création d’un état palestinien.
Lorsque Arafat a menacé de déclarer un état indépendant aux Nations Unies en 1999, j’ai clairement déclaré de la tribune des Nations Unies qu’en réponse Israël s’emparerait de larges portions de territoire en Judée Samarie et à Gaza — et Arafat a fait marche arrière.
Le Likoud a toujours été catégoriquement opposé à la création d’un état palestinien au cœur de notre patrie. Cette opposition a toujours figuré dans toutes les plates-formes du Likoud lors des campagnes électorales, y compris dans la plus récente.
C’est ainsi que nous nous sommes présentés devant les électeurs et c’est le mandat qu’ils nous ont donné. Tous les dirigeants du Likoud sont engagés par ce mandat.
Et voilà que tout d’un coup, en dehors de tout processus démocratique, sans l’autorisation de qui que ce soit, ni du mouvement, ni du gouvernement, ni de la Knesset et certainement pas du fait des élections législatives — par des communiqués déplacés — une des pierres angulaires de notre plate-forme et de notre sécurité nationale a été ébranlée.
Si bien que l’opinion de la gauche, qui soutient la création d’un état palestinien — la position soutenue par Yossi Sarid et Shimon Peres — est subitement devenue la politique officielle, comme si c’était celle de l’Etat d’Israël.
Résultat de tous ceci, elle est également rapidement devenue la position des États-Unis. Et si c’est celle que nous préconisons, que peut-on espérer des Américains? Qu’ils soient plus royalistes que le Roi?
Il ne s’agit pas d’un changement mineur dans quelque domaine marginal — c’est une de nos prises de position fondamentales — qui touche à notre survie même.
Peut-on permettre que l’on prennent des décisions vitales de cette façon?
Qui que ce soit qui vous dise que ce n’est pas à l’ordre du jour se trompe ou vous trompe. Aujourd’hui même nous avons appris que Peres a rencontré Mohamed Rachid pour examiner les réformes nécessaires à faire pour la création d’un état palestinien. On nous a expliqué qu’il ne fallait pas nouer les mains du gouvernement — et moi je vous dit que sur ce point crucial, il nous faut neutraliser le risque.
Il n’est pas question ici de «sensibilité» internationale, d’affaires en
apparence «complexes», ou de tort causé au prestige du Premier Ministre. La seule question qui devrait nous concerner, est celle de la survie de notre nation, et c’est cette survie uniquement que nous devons assurer.
Chers amis, permettez moi d’affirmer encore haut et clair ceci : Il n’y aura pas d’état palestinien à l’ouest du Jourdain.
Si nous nous quittons ce soir sans prendre de décision sur cette question, si nous nous perdons en bavardages ou en hésitations, non seulement, nous n’arrêterons pas la course effrénée du train de l’état palestinien, mais nous alimenterons ses chaudières et augmenterons sa vitesse.
Parce qu’une telle issue n’aurait qu’une interprétation: à savoir que le Likoud est revenu sur ses propres positions et à cédé au diktat de la création d’un état palestinien.
Il ne faut pas que cela arrive.
D’ici, nous devons envoyer un message clair et fort au monde entier.
Nous devons voter comme un seul homme pour la motion qui s’oppose à la création d’un état palestinien.
Ne nous laissons pas impressionner si la communauté internationale ne voit pas les choses du même œil que nous sur ces questions. La communauté internationale a t-elle vu venir le danger de l’holocauste? Et lorsqu’elle a fini par ouvrir les yeux, est-ce qu’elle a fait quoi que ce soit pour l’arrêter? A t-elle seulement levé le petit doigt?
Est-ce qu’elle a perçu le risque que le réacteur atomique irakien faisait peser sur notre survie? Et quand ce fut le cas, ne nous a-t-elle pas condamné lorsque le gouvernement Likoud de Menahem Begin a envoyé l’aviation bombarder cette infrastructure destructrice?
Sur des questions vitales pour notre survie, nous avons toujours pris des mesures fermes et nous avons toujours dit les choses clairement, même quand beaucoup d’autres dans le monde nous manifestaient leur désaccord.
En fin de compte, les évènements historiques parlent d’eux-mêmes : Oui à un état palestinien signifie non à un état juif. Et oui à un état juif signifie non à un état palestinien.
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